7 172 postes de fonctionnaires d’État ont été supprimés en 2013, contre seulement 2 200 prévus par la loi de finances,

lundi 2 juin 2014
par  couffignal
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7 172 postes de fonctionnaires d’État ont été supprimés en 2013, contre seulement 2 200 prévus par la loi de finances, souligne la Cour des comptes dans son rapport sur l’exécution du budget, publié le 29 mai.

La fonction publique d’État a perdu trois fois plus d’agents en 2013 qu’initialement prévu par les parlementaires au sein de la loi de finances initiale. C’est le constat dressé par le rapport sur l’exécution du budget de l’État en 2013 rendu public par la Cour des comptes le 29 mai.

La Cour rappelle dans ce rapport qu’environ 2 200 postes devaient être supprimés dans la fonction publique d’État et relève qu’au final, 7 172 postes l’ont été. Un chiffre qui s’explique par des créations de postes “moins nombreuses que prévu” dans les ministères “prioritaires” (police, justice, éducation) “alors que les cibles de baisse d’effectifs étaient respectées dans les ministères « non prioritaires »”.

Extrait du rapport de la Cour des comptes

Grand écart à l’éducation nationale

Dans l’enseignement scolaire, alors que 8 781 postes devaient être créés en 2013 pour répondre à la promesse de François Hollande de 60 000 postes nouveaux sur le quinquennat, seuls 5 159 l’ont effectivement été, alors que les concours de l’éducation nationale ont du mal à faire le plein. Il manque donc 3 622 postes. Fin avril, les chiffres publiés par la Rue de Grenelle ont montré que la moitié des postes de professeurs de mathématiques n’avaient pas été pourvus au concours exceptionnel 2014.

La même tendance est observée pour les effectifs affectés aux missions “Sécurité” de l’État et au ministère de la Justice, qui a créé 353 postes de moins que les prévisions de la loi de finances initiale. Quant aux ministères “non prioritaires”, si la Cour des comptes confirme que les baisses d’effectifs y ont été respectées (- 2 %), elle souligne que le schéma d’emplois y était “moins exigeant que sur la période précédente : le taux d’effort moyen ayant atteint 2,5 % par an” sur 2010-2012.

Si ces chiffres permettent à l’État de rentrer dans son budget consacré à la masse salariale, la Cour relève toutefois un dépassement de 341 millions d’euros au ministère de la Défense, qui a “encore une fois dépassé ses autorisations de crédits”. La faute notamment aux dysfonctionnements du logiciel Louvois et aux surcoûts des opérations extérieures…


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