Lundi 8 juin, le SDEI (Service Départemental de l’École Inclusive) a organisé une visio pour informer des modalités du PAS, et des éventuels changements pour les AESH.
Or, non seulement plusieurs dizaines voire des centaines d’AESH n’ont pu assister à cette visio, la plateforme bloquant à 350 personnes mais l’IEN ASH a été particulièrement méprisante à l’égard de tous·tes les AESH dont un certain nombre nous a écrit pour témoigner de leur colère.
Selon elle, les AESH sont des compensations données « trop » systématiquement.
En outre, pour elle, « Le PAS ne concerne pas forcément les AESH » puisque c’est « aux enseignants que les co-pilotes du PAS feront des préconisations pour que les apprentissages deviennent accessibles« .
De même, l’aide des AESH pour l’élaboration des emplois du temps est, pour l’IEN ASH, « dangereuse » car « elles n’ont pas une vue d’ensemble« . Ce mépris révèle la méconnaissance du travail de terrain que font les AESH. Tout ce travail invisible qu’effectuent les AESH (par exemple : les échanges entre pairs et enseignant·es pour ajuster au mieux les besoins des élèves) est dénigré.
Le licenciement a été évoqué à demi-mot par le SDEI dans le cas où une AESH déciderait de ne pas signer l’avenant au contrat.
Ce refus de signer serait pourtant justifié car de 29 PIAL, nous passerons à 17 PAS sur notre département, ce qui augmenterait les distances et les temps des trajets des AESH. Ce dispositif, et en prenant en compte le contexte international et le prix du carburant, fragiliserait encore plus des personnels déjà dans la précarité.
La FSU déplore, de plus, l’éviction des organisations syndicales pour l’élaboration de la carte des PAS dans notre département. En effet, lors du groupe de travail PIAL/PAS du 28 mai 2026 qui s’est tenu au rectorat, le secrétaire général paraissait en accord avec l’idée que les organisations syndicales devaient être consultées.
Ces propos dégradants de la part de l’IEN ont été tenus dans un contexte de mobilisation des AESH, 2e métier en nombre dans l’Éducation Nationale et de la journée de grève du 9 juin à l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU, CFDT, SUD éduc, UNSA et SNALC pour un statut et un vrai salaire pour les AESH
Dans ce contexte, la FSU a alerté la DASEN sur les propos méprisants de l’IEN ASH envers des personnels précaires.
Ces nouvelles attaques sur notre métier et l’inclusion de nos élèves doivent être combattues.
Nous constatons encore une fois la nécessité de créer un collectif fort pour gagner ces avancées et lutter contre la dégradation de nos conditions de travail et en même temps, de l’inclusion de nos élèves. 
Organisons-nous entre collègues AESH mais aussi avec les enseignant·es et parents d’élèves.
Rejoignons la FSU, syndicat majoritaire dans l’Éducation pour faire avancer nos droits !
PS : notez d’ores et déjà dans vos agendas les stages de la FSU 81 pour les AESH (13, 15 et 16 octobre : stages délocalisés droits, devoirs et « carrière » des AESH ; février : stage départemental relation AESH/PE)